Si votre compte Google Merchant Center a été suspendu pour promotions trompeuses, les modérateurs Google ont identifié quelque chose sur votre boutique comme étant trompeur - même si votre intention était simplement de mieux convertir.
C’est l’une des suspensions les plus faciles à régler une fois le déclencheur identifié. Le souci : Google n’indique pas quel motif précis a été flagué.
Pour les marchands établis en France, la politique de Google se superpose directement au Code de la consommation - notamment l’article L121-1 (pratiques commerciales trompeuses) et l’article L441-2 (règles d’annonce de prix de référence) - supervisé en pratique par la DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes). La Directive Omnibus (UE 2019/2161), transposée en droit français par l’Ordonnance n° 2021-1734 et le Décret n° 2022-1701, impose d’afficher à côté de tout prix barré le prix le plus bas pratiqué pendant les 30 jours précédant la promotion - c’est exactement la logique qu’auditent les robots Google. Se mettre en règle avec le droit français suffit généralement à passer également la revue Google.
Note importante sur le vocabulaire commercial français : les soldes nationaux (soldes d’hiver vers janvier, soldes d’été vers juillet - dates fixées par arrêté préfectoral) sont une période légale strictement encadrée. Les termes « soldes », « promotion », « déstockage » et « liquidation » ne sont pas interchangeables : seules certaines périodes et certains stocks autorisent l’usage du mot « soldes ». Utiliser « -50 % SOLDES » hors période légale est en soi une infraction sanctionnable par la DGCCRF - et un signal hautement suspect pour Google.
Les trois motifs déclencheurs (par ordre de fréquence)
1. Compteurs à rebours factices ou réinitialisés automatiquement
Le motif le plus courant. Des applications du type « Countdown Timer Bar » ou « Sales Pop » qui affichent un compteur indiquant « promo se termine dans 3 heures » mais réinitialisé à chaque chargement de page. Le robot Google passe deux fois et voit le même message « bientôt fini » - drapeau immédiat.
Correction :
- Désactivez toute application de compteur affichant une fausse urgence
- Si vous gardez des compteurs, configurez-les avec des dates d’expiration réelles persistées côté serveur, pas des cookies côté client
- Vérifiez en visitant la page produit en navigation privée à 4 heures d’intervalle - le temps restant doit différer
2. Un « prix de promotion » qui n’est pas une vraie promo
Afficher un prix barré (par exemple 199 € 99 €) alors que le produit n’a jamais été vendu à 199 €. Le modérateur Google peut parfois vérifier via les archives Wayback Machine ou via vos propres métadonnées sale_price_effective_date.
Correction :
- Auditez chaque produit avec un prix barré
- Pour chacun, confirmez que le prix supérieur (« prix de référence ») a effectivement été le prix le plus bas pratiqué pendant les 30 jours précédant le début de la promo - règle de la Directive Omnibus transposée en droit français (Ordonnance 2021-1734 / Décret 2022-1701), et règle Google
- Sinon, retirez le prix barré ou utilisez un « prix de comparaison » qui soit véritablement votre prix conseillé / public
- Faites correspondre exactement
sale_priceetsale_price_effective_datedans votre flux à votre boutique - Conservez un historique horodaté des prix pratiqués - utile autant en cas de contrôle DGCCRF qu’en cas de réexamen Google
3. Empilage de réductions au-delà de la politique
Afficher « -50 % » sur la page de listing, puis « -20 % supplémentaires au paiement », puis « livraison offerte au-dessus de 50 € » - alors qu’en réalité le client vit une remise partielle confuse.
Correction :
- Choisir un seul mécanisme de remise par surface - listing OU paiement, pas les deux
- Si vous empilez les remises, le prix affiché en boutique doit correspondre à ce que paie le client à l’écran de récapitulatif final, pas à la remise partielle avant code
Autres déclencheurs à vérifier
- Montants minimums de commande cachés : afficher « livraison offerte » sans préciser « pour les commandes supérieures à 50 € » avant l’écran panier - la non-divulgation préalable est en outre une infraction au Code de la consommation (information précontractuelle, article L111-1) directement sanctionnable par la DGCCRF
- Prix d’appel : un produit affiché à 9,99 € dans le flux mais uniquement disponible dans un lot à 99,99 € sur la page produit
- Faux avis ou notes étoilées sans source attribuée : surtout si le balisage AggregateRating de schema.org est manquant ou fabriqué
- Frais de livraison qui apparaissent au paiement mais n’étaient pas annoncés dans la politique de livraison
Le processus de réintégration
La même méthode que pour la fausse représentation s’applique. Constituez un Dossier de réintégration avant de redéposer. Documentez chaque modification promotionnelle avec une capture avant/après et un horodatage. Attendez au moins 48 heures après chaque correction pour que le robot Google re-évalue. Utilisez un détecteur de ré-évaluation pour confirmer que le delta productstatuses est passé au positif avant de demander un réexamen.
L’échelle de carence à deux tentatives s’applique aussi à ce type de suspension - ne brûlez pas une tentative en redéposant avant que les corrections ne soient visibles aux robots de Google.
Lancez une analyse gratuite en 60 secondes - nous identifierons chaque schéma promotionnel actif sur votre boutique et signalerons ceux qui paraissent suspects au moteur de réexamen Google.
Checklist d’appel
Les étapes de cette page, dans votre boîte mail.